Villeneuve-Lès-Maguelone

28 janvier 2012

Pétage de plomb

PanneauLes riverains du cube rouge, nouvel immeuble à l'entrée du village sont remontés. Portes qui claquent, chalands qui se garent devant les garages, moteurs allumés, double file et forte circulation, font tourner en bourrique les nouveaux habitants proches des commerces, nouvellement implantés, dans le nouveau lotissement. L'ancienne municipalité à l’origine du projet avait prévu l'implantation de commerce non "nuisible" comme un notaire ou une banque ainsi qu'une salle municipale. Notre maire en a décidé autrement, probablement pour faire exploser les bénéfices du constructeur. Il y implanta 6 commerces dont un tabac et une boulangerie qui à eux deux créent des allez et venues très importantes et les nuisances sonores qui vont avec. Bien sûr, il n'est pas prévu de place de parking dédié. Par ailleurs, le sens de circulation et l'afflux de véhicule pourraient créer des accidents, le lotissement étant peuplé de jeunes familles avec enfants en bas âge. Voilà donc un détournement du projet initial qui ne manquera pas de poser problèmes.

Lors d'une réunion de "recollement" avec les riverains de la zone artisanale de la Condamine ce fût une explosion de colère. Alors que la mairie avait déjà implanté un tas de sens unique, elle a vu monter une levée de bouclier contre ce nouveau plan de circulation décrété sans concertation avec les riverains. Après les protestations, le maire retire son projet. Mais cette réunion a permis de comprendre pourquoi, M. Ségura projetait de chambouler une circulation qui, jusqu'à maintenant n'avait pas soulevé de problèmes particuliers. A une question de Yvan Bouisson sur le PLU, le maire tenta une fois de plus de cacher la réalité des choses. C'est donc Yvan qui appris à la population le projet Ségura : la construction d'un immeuble en lieux et place d'Agrimat, qui devrait compter 120 logements. Ce qui ne sera pas sans poser de nombreux problèmes vue l'étroitesse des voies et l'accès de toute cette population alors que nous sommes dans une zone artisanale. Où se gareront les 250 véhicules qui accompagnent les habitants de ce nouvel immeuble ?

Les riverains du cube rouge s'étaient invités à la réunion de la Condamine et menaçaient de pétitionner. En quoi, M. Ségura leur a répondu qu'il n'en avait que faire.

Une dure réalité qui met à mal les éloges à la population lors des vœux de la municipalité. Il est vrai que M. Ségura avait organisé ces vœux, non pas pour la population mais pour lui-même, espérant s’attirer les louanges du président de l’Agglomération.

En attendant, ce sont les foudres des Villenevois qu'il récolte. En même temps, il travaille contre lui. Mais combien de dégats indélébiles viendrons entacher notre village avant son départ ?

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24 janvier 2012

Léchage de bottes

C’est en ces termes que se concluent les vœux de cette année.

Une tierce personne m’avait invité comme accompagnant aux vœux du personnel. Elle eut l’honneur de recevoir un coup de fil de M. Ségura et de son nouveau dir cab. Un coup de fil personnel qui lui signifiait que ma venue était interdite. Il n’était cependant pas possible à notre édile de m’interdire les vœux à la population, étant moi-même un citoyen de cette ville et payant des impôts avec lesquels M. le maire invite ses concitoyens. Je suis donc allé hier, lundi 23 janvier à la grande première des vœux à la population Villeneuvoise. Il fallait passer par une porte dont un seul ventail était ouvert, ce qui obligeait chaque invité à saluer le maire. Cependant, je ne fus pas salué, celui-ci tournant la tête à mon arrivée. Je fus par contre chaleureusement accueilli par M. Colas et je l’en remercie.

Avec une heure de retard, nous avons eu l’occasion d’écouter M. Ségura qui avait envoyé quelques centaines d’invitations à Villeneuve et ailleurs. Etaient présents à la tribune en dehors des élus de la ville, Christian Jeanjean, maire UMP de Palavas, Marie-Thérèse Bruguière, sénatrice UMP et maire de St Aunes, M. Benali, élus à la région Languedoc Roussillon, Cyril Meunier, vice président à l’agglomération de Montpellier et maire de Lattes, Olivier Oddi, président de la CCIT de notre secteur et  Jean Pierre Mourre, président de l’agglomération de Montpellier et maire de Cournonsec.

Fier d’avoir réuni tout ce beau monde, il indiqua à la salle : La voici la grande agglo, réunie sur cette estrade. M. Mourre n’étant pas encore arrivé, il continua en nous apprenant qu’il croyait savoir que nous étions 700 personnes dans la salle. Un comptage aléatoire et exagéré puisque si l’on enlevait les buffets et les tables la salle était loin d’être pleine. Mais passons sur ces effets d’annonces mensongers et coutumiers de M. Ségura que l’on pourra lire dans le prochain portail. M. Mourre arrivant, il réitéra sa blague dont seul notre maire a le secret, sur la grande agglo réunie grâce à lui sur cette estrade avec du « président par ci, président par là », espérant sans doute être récompensé par le président de cette prouesse en rassemblant UPM et PS à Béranger de Frédol. Pas un clignement de l’œil, ni un sourire dudit président ne vint ponctuer cette boutade qui ne faisait rire que Ségura. Jean Pierre Mourre resta stoïque. Puis vint le couplet sur Villeneuve et son environnement exceptionnel, son théâtre jeune public, cette belle salle de Bérenger de Frédol et ce magnifique village qu’il avait pourtant trouvé en ruine, selon ses déclarations, en arrivant aux affaires. Il cita ensuite ses réalisations qui se réduisaient à quelques aménagements et entretiens divers de Villeneuve mais qui selon lui étaient extraordinaires. Sans oublier l’embellissement et les fleurs qui sont la fierté du maître de ces lieux. Un grand projet tout de même, avec la protection du lido et le désensablement de la plage. Projet dont il n’est pour rien car initié par l’ancienne municipalité. Il passa sous silence la grande œuvre de son mandat en cours, le projet pharaonique du pont, dont il est si fier mais dont il ne parle jamais à la population. Arriva ensuite le refrain de la dette de Villeneuve qu’il aurait réduit de 18 à 15 millions d’euro. On apprenait que le désendettement allait continuer et l’on se demande maintenant si dans quelques années, ce ne sont pas les banques qui vont nous verser de l’argent. Toujours est-il que si on ne fait rien, on ne dépense rien. Même le préfet de l’Hérault ne voit pas où est le problème de la dette à Villeneuve malgré un courrier envoyé lui expliquant que nous sommes dans une situation catastrophique. Avant de féliciter sa femme et son association VAL il entamait une diatribe sur…la femme et les injustices de la société sur leurs conditions et les discriminations dont elle sont victimes, sociales et salariales, en se tournant vers M. Mourre d’un : hein M. le président, vous qui avez pris le problème en main à l’agglo. Toujours stoïque, le président devait trouver le temps long, comme les 250 personnes présentes dans la salle. Il finissait enfin par une petite blague qui comme d’habitude ne fit rire que lui-même. Le personnel municipal féminin, brimé et humilié appréciera. Comme appréciera Mme Guittar, viré de la maison de retraite.

Voilà donc en résumé la soirée qui nous fût donnée de vivre. Il est fort à parier que même après avoir léché les bottes du président, ce n’est pas demain qu’il décrochera une vice-présidence à l’agglomération de Montpellier. Quant au soutien pour les futures élections qu’il cherche désespérément dans le microcosme politique, après une prestation comme celle-là, on peut dire que c’est mal barré.

 

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09 janvier 2012

Attention danger

Nous avons souvant évoqué ici même, parfois en message, parfois en commentaire, les exactions dont sont victimes les personnels municipaux. Nous avons alerté sur la gestion calamiteuse de la municipalité, les services perdus aux Villeneuvois sous les enfumages de Ségura, les pseudos concertations, l'agenda 21, les fleurs les peintures de façades. Mais sous ces vernis, qui se craquellent au fur et à mesure que le temps passe, se cachent des drâmes humains, des attaques virulentes contre les services publiques et une politique naséabonde et clientéliste.

Nous publions ici une lettre d'un ancien employé municipal. Une lettre que nous vous livrons telle quelle. Nous aurons l'occasion d'approfondir les sujets évoqués dans cette lettre ouverte par la suite. Je vous laisse découvrir l'étendu des dégats…la partie émergée de l'iceberg !

Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Lettre Mr PLettre Mr P

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07 janvier 2012

L'année de la louze

Chocolat séguraVoici ce que les "Very Important Person" ont reçu de la part de la municipalité. Comparé aux cartons d'invitations des vœux d'autres institutions comme le Conseil Général ou l'Agglomération de Montpellier, c'est le top du luxe. 

Ségura qui avait trouvé un Village en faillite et qui avait fait campagne sur la dette pour démonter l'ancienne gestion municipale a soudain la main leste avec le porte monnaie des Villeneuvois.

Pour ma part, je pense qu'en ces temps de crise et de restrictions budgétaires, la décence aurait recommandé plus de pondération dans le choix du carton d'invitation.

Un carton top luxe doublé d'une sacrée boutade. Mais on connaissait Noël Ségura bout-en-train. Fallait le trouver le jeux de mot entre douze et douce.

Toujours est-il que si l'on en croit les rapporteurs du dernier conseil municipal, Ségura doit s'attendre, non pas à une douze année mais à l'année de la louze. Le début de la fin en quelques sorte.

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31 décembre 2011

Bonna annada a touts Vilanovéses

Afin de ne pas sacrifier la tradition initié sur ce blog, voilà un compte de Noël ou plutôt un conte du nouvelle ans.
Merci à tous les blogeurs et blogeuses qui ont sévi ici en 2011

 

Samedi 31 janvier 2011

Sylvain traversait les rayons d’Intermarché sans grand enthousiasme. Ce soir, il passerait le réveillon tout seul. Non pas qu’il n’avait pas d’amis mais en ce 31 décembre 2011, il n’avait pas le cœur en fête. Licencié quelques mois auparavant, il avait dû puiser dans ses maigres économies. Il avait décliné l’invitation du groupe d’amis avec lequel il avait l’habitude de festoyer. Il ne se sentait pas le courage de se mentir à lui-même. Et puis, ces fêtes à date fixe l'ennuyaient. En son jeune temps, il se passait en boucle la chanson polémique de Renaud, Hexagone. Il chantonnait dans sa tête le couplet qu’il avait tant déclamé lorsqu’à vingt ans il passait ses week-end à gratouiller sa guitare devant le Café Riche de la place de la Comédie. Il en était à “ Le monde peut s’arrêter de tourner, ils rateront pas leur réveillon, moi j’voudrais tous les voir crever, étouffés de dinde aux marrons…” L’année 2011 n’avait été que tracas. La crise que traversait le monde l’avait frappé de plein fouet. Il s’arrêta devant le rayon traiteur. Le Bayonne lui faisait envie. Il s’en fit découper une tranche. Il prit un morceau de tomme de Savoie et se dirigea vers la sortie. Il n’y avait pas foule à la caisse. Les filles étaient affublées d’un chapeau de père Noël. Il trouva ça plutôt ridicule. La caissière fit dérouler son tapis et attrapa les deux produits tout en l’accueillant d’un “ Bonjour ” suivi d’un “ Huit euros soixante trois, s’il vous plait ”. Sylvain farfouilla dans sa poche et en sortit quelques pièces qu’il déposa sur la petite tablette en pléxiglass. La fille s’en saisit et lui rendit une pièce de deux centimes. Il la fit glisser dans sa poche tout en pestant contre cette monnaie qui avait décuplé les prix. Huit euros soixante trois pour une tranche de jambon et un morceau de fromage, même de Bayonne et de Savoie, ça fait plus de cinquante francs. Il se souvenait acheter sa baguette trois francs avant le passage à l’euro. Elle était maintenant à 80 centimes. Une augmentation de 80%. Même si les prix des téléviseurs avait baissé sur les dix dernières années, il ne s’en achetait pas un tous les jours pour son petit-déjeuner. Son salaire à lui n’avait pas suivi. De toute façon, il n’avait plus de salaire. 

En sortant il passa devant Netto. Le discounter d’Inter. Ces magasins fleurissaient à chaque coin de rue, leur implantation croissaient en même temps que la courbe du chômage. Sur le trottoir d’en face un poteau avait fait son apparition. Probablement le nouveau plan de circulation du maire. Depuis qu’il était entré en fonction, des dizaines de panneaux de toute sorte fleurissaient sur les trottoirs. Une lubie de l'édile du village. Chacun ses obsessions. Il avait entendu dire qu’au dernier conseil municipal, un habitant avait traité le maire de Kadhafi. Ca lui avait pas plu au maire et il s’était emporté, menaçant d’expulser le public. Encore un épisode du désamour entre l’équipe municipale et la population.

Il arriva dans son appartement et machinalement, attrapa la zapette de sa télé. Un type et une gonzesse s'étreignaient en noir et blanc, enveloppés d’une myriade de petits points dorés. Ils venaient de se taper une tasse de café, c’était l’extase totale. Un effet qu’il n’avait jamais ressenti. Il jeta sa tranche de jambon et son fromage sur la table de la cuisine et ouvrit le placard. Il en sortit un verre à pied et une bouteille de vin. Médaille d’or de la foire au vin d’un bled dont il ne connaissait même pas l'existence. 

Il torcha la bouteille et s’assoupit. 

 

Quelques temps plus tard.

Il faisait maintenant parti de l’équipe municipale. Il avait fallu convaincre ses partenaires et jouer de tours de passe-passe pour accéder à ce poste. Grâce à des dizaines de rencontres et de discussions, il avait pu prétendre à ce poste. Il avait fait entrer dans son équipe quelques blogeurs assidus du blog d’opposition municipal “Les lynx”. Pas toujours d’accord entre eux mais bon an mal an, ils avaient pu se rassembler avec l’objectif commun d’une construction harmonieuse de leur ville.

La tâche était lourde et les dégâts considérables. Ils décidèrent de commencer par le début, c’était plus facile. Défaire ce qui avait été mis en place et qui ne demandait pas de gros moyens. Virer tous les bacs à fleurs en plastique qui parsemaient le village. Tant pis pour le porte monnaie des multinationales de la culture florale. Ils requalifièrent le boulevard du Chapitre et ses murets de fausses pierres sèches que les véhicules détruisaient régulièrement. 

Les boules ? Il y en avait cinquante et une d’après une blogeuse des “Lynx”. Que faire de ces choses en métal qui ornaient nos trottoirs ? L’élu à la culture eut une idée lumineuse. Depuis le temps qu’il n’y en avait pas eu ici-bas, c’était la bonne affaire. Il déboulonna ces structures métalliques et les confia à un artiste local qui en fit une sculpture à coup de masse et de chalumeau. Il y adjoint quelques chaînes et on la mit devant Bérenger de Frédol en mémoire aux Villeneuvois, déportés au bagne sous Bonaparte. Il fallut les trouver. Un ancien instituteur, féru d’histoire locale nous en dégota trois. Les Villeneuvois eurent une autre interprétation mais c’était une autre affaire.

On rassembla le personnel municipal et on recréa un dialogue qui faisait défaut depuis des lustres. On proposa une autogestion relative, une redéfinition des tâches de chacun dans la concertation. Il y eut bien quelques réticences, il faut dire que certains avaient bien profité, le mérite étant l’apanage de la gestion du personnel. Evidemment, le problème était de savoir qui avait le pouvoir de décerner les bons points. Ce système fut mis à bas. Finalement, du mérite à la concertation, on trouva matière à motivation et tout le monde y trouva son compte.

A la maison de retraite. On proposa une réconciliation villeneuvoise pour le bien des résidents et la bénévole qui venait égayer pendant quelques heures les personnes âgées pu revenir. 

Pour l’association Villeneuve Arts Loisirs, il fallut bien s’y résoudre. L’ambiance et les activités proposées n’était pas à la hauteur. On créa une nouvelle association Art et Loisir pour Tous et les enfants évincés par l’ancienne directrice purent enfin reprendre leur activité dans leur commune. 

On passa ensuite au gros morceau. Le PLU. Si un recours avait été déposé, les pelleteuses et les bulldozers avaient déjà commencés leur sale besogne du côté du Pont de Villeneuve. On stoppa net tous les projets immobiliers, notamment ceux qui livraient le bien commun aux promoteurs privés. On lança une nouvelle consultation de la population. Une vraie, pas cette mascarade d’agenda 21 qui avaient vu une vingtaine de Villeneuvois faire “mumuse” avec des gommettes sur ce que le maire appelait les “dents creuses”. On associa chaque quartier, les représentants des associations, les citoyens dans leur totalité pour qu’ils prennent en main le devenir de leur ville. On lança un concours, chapeauté par le conseil municipal des enfants, sur le thème “Dessine-moi notre ville”. Le succès fut immédiat et le travail dura plusieurs mois pour aboutir à une véritable prise de conscience de l'existant et du devenir.

Valentin entendit le carillon de sa sonnerie. Il jeta un œil sur son mobile. Il était vingt trois heures quarante cinq. Qui pouvait bien sonner à cette heure-ci. Il se leva. Son chat passa entre ses jambes et failli le faire tomber. Il se rattrapa à la petite table en bois massif, trouvé quelques temps auparavant dans une benne de la déchèterie. Il aperçut sa tranche de jambon et son fromage. Si la tomme était toujours dans son emballage, le Bayonne était en sale état. Le matou lui avait fait honneur. Il descendit les marches de l’escalier pour aller voir quel abruti pouvait bien le déranger. Il butta sur un journal déposé dans la fente de sa porte qui faisait office de boîte à lettres. Il se pencha, c’était le Portail du mois de décembre. Sur la première page, une photo en couleur représentait le maire, Ségura posant devant les trois palmiers tout fraîchement plantés à l’entrée du village.

Merde alors, il était revenu ? Valentin ne comprenait plus rien, il était encore dans un état second. Il alluma la lumière de l’entrée, se frotta les yeux et porta le journal vers l’ampoule qui pendait au bout de deux fils électriques. C’était bien lui. Il fallait se rendre à l’évidence. Tout cela n’était qu’un rêve. Cette bouteille de pif à la médaille d’or du bled inconnu lui avait joué en sacré tour. Il se sourit à lui-même. C’était trop beau, trop facile. 

Il sursauta, son carillon hurlait de nouveau. Derrière la porte, on rigolait et on plaisantait bruyamment. Il se décida à ouvrir. Jérôme était sur la pallier, une bouteille de champagne à la main. Francis lui tendit une coupe pendant que le bouchon explosait. Le liquide jaune frémit sans son verre. Les six larrons qui accompagnaient Jérome et Francis brandirent leur verre. “ Tu croyais tout de même pas qu’on allait passer de 2011 à 2012 sans toi, gros nigaud”. Il chintèrent les verres et les portèrent à leurs lèvres pendant que la cloche de l’église Saint Etienne sonnait les douze coups de minuit.

“Bon, allez c’est pas tout ça mais il nous reste encore des bulles à partager avec les autres. Il nous manquait plus que toi pour faire la bonne équipe” Six devant ta porte, 22 qui nous attendent pour trinquer à la bonne année et toi, ça fait 29, on a le compte et du pain sur la planche jusqu’à 2014.

Et il crièrent en cœur dans la nuit Villeneuvoise : Bonna annada a touts Vilanovéses !

 

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20 décembre 2011

Plan de circulation

Les jours se suivent et se ressemblent, à Villeneuve seulement.

Et une fois de plus des décisions unilatérales du maire font des mécontants.
Une fois de plus les mensonges sont l'apanage de la municipalité.

Dans un courrier envoyé aux riverains de la ZA de la Condamine des Aires, il annonce de façon unilatérale un changement du plan de circulation. Un courrier qui informe des changements à dater du 4 janvier. On peut observer d'ailleurs, en même temps que la lettre était distribuée, la mise en place d'un poteau à l'angle de la rue des platanes et de la rue des troènes. Ce poteau comme des dixaines que l'on voit fleurir sur les trotoirs de la ville, devrait recevoir un panneau (à, qu'il les aime les poteaux) d'interdiction. Là où le bas blesse c'est que contrairement à ce qui est indiqué dans le courrier ,les parents d'élèves de l'école Pierre Bouissinet n'ont jamais été consultés. Entendons nous bien, lorsque l'on dit "parents d'élève" une municipalité devrait penser "associations de parents d'élèves" représentatives, c'est à dire élus démocratiquement. Or, il n'en est rien. Quand aux riverains, ils ont reçu ce courrier sans aucune consultation, contrairement à ce qui est indiqué. On peut penser que M. Ségura voulait dire : Suite à plusieurs demande de riverains et de parents d'élèves de ma connaîssance, j'ai décidé de changer le plan de circulation.

Evidemment, tout ça fait désordre. Car, lorsque l'on contente ses connaîssances et que l'on prends les autres pour des glands, il faut s'attendre à des retrous de manivelles. Les citoyens n'aiment pas le clientèlisme, que dans une autre temps, le même Ségura dénoncait. Il en a pourtant fait un modèle de gestion dans sa commune.

Plan circul LarzatLettre mairie circul larzat

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04 décembre 2011

C’est parti !

Pour ce week-end, je vous fais part de quelques réflexions sur la vie communale. Le Téléthon et le dir cab.

Téléthon.

Cette année, comme chacun a pu le constater, point de Téléthon à Villeneuve. On pense ce que l’on veut de cette manifestation médiatique. Personnellement, je ne suis pas fan, voyant en cette initiative une carence de l’état qui sous prétexte de la générosité des citoyens abandonne ses prérogatives de financements et de recherche envers les malades. Ce financement associatif tentant d’autant plus vers une inégalité et une concurrence envers les différentes associations et donc les malades.

Bref, si le procédé est contestable, il est néanmoins populaire puisque les promesses de dons sont au rendez-vous. Le Téléthon permet aussi de créer du lien social et appelle les citoyens à moins d’individualisme. Ce qui est déjà pas mal !

Or, à Villeneuve, on a assisté cette année à une première nationale puisque le Téléthon était organisé une journée avant tout le monde. C’est donc le Hand-ball qui proposait le jeudi 1 décembre à 20 h une soirée à 3 euros.

De son côté, en lieux et place du Téléthon national, le maire préférait proposer au Villeneuvois un week-end braderie pour l’association « Espoir pour un enfant Hérault ». Drôle d’agenda et choix personnel mais dans quel but ?

Chacun aura sa propre réponse à cette question.

 

Directeur de cabinet.

On apprend que Monsieur Ségura se dote d’un directeur de cabinet. Etrange pour une si petite commune. Pourtant, si l’on y regarde de plus prêt, on comprend aisément le pourquoi. Un directeur de cabinet est avant tout un politique dont le rôle est de veiller à la cohérence de la politique municipale et des services. Il est en lien direct avec le DGS et le maire. Ça, c’est la théorie. Dans une commune de 9000 habitants, un directeur de cabinet sert uniquement à préparer et à gagner les élections. Un rôle généralement donné au DGS pour des questions budgétaires dans les communes comme la nôtre.

On peut voir dans cette nomination deux options.

La première est le remplacement de l’actuel DGS en préparant une transition comme Ségura l’avait fait avec Beldame lors du passage de flambeau à la mairie. On sait que l’actuel DGS est exécré par le personnel municipal et ça, c’est pas bon pour les élections, le personnel représentant quand même pas mal d’électeurs.

La seconde, c’est de préparer le terrain. Comme le font tout un tas de prétendants au siège suprême municipal et qui pensent que la politique est une chose trop sérieuse pour le confier au citoyens, ils misent sur des accords de salon, cherchent des appuis politiques à l’échelle nationale ou régionale, préférant la politique politicienne à la politique citoyenne. Cette option signifierait une difficulté au sein de l’actuelle municipalité. Une difficulté que chacun ici peut apprécier. La liste de Ségura ayant été construite sans cohésion et le rassemblement entre deux tours s’apparentant à un mariage de la carpe et le lapin, la politique et les échecs successifs de la politique Séguriste exacerbant les velléités de chacun à l’intérieur même de la majorité. Tout d’abord les socialistes de la majorité qui devraient opérer un rapprochement vers leur famille d’origine, ensuite, Poitevin qui n’a jamais abandonné l’espoir d’être maire à la place du maire et les autres.

La bataille est donc lancée.

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01 décembre 2011

Zezette épouse X

Ségura pullBon, he bien voilà, pour la deuxième année consécutive dans le mandat de Ségura, il n'y aura pas de marché de Noël. La première fois c'était il y a deux ans. La raison était qu'il se réservait pour une manifestion grandiose en 2010. Quid de la manifestation grandiose, nous n'avons rien vu, bien au contraire. Le marché était pire qu'avant !

Cette année, pas d'explications, pas de nouvelles, aucune annonce. Il n'y aura donc pas de marché de Noël à Villeneuve-lès-Maguelone en 2011. Pas non plus la traditionnelle crèche vivante organisé par le comité des fêtes.

Pour un maire qui se réclame de la tradition, on peut se poser quelques questions. Mais on ne lui demandera rien. Il ne répond jamais!

Sûrement trop occupé à planter des boulles en métal sur les trottoirs, le maire privera cette année encore les enfants de toutes manifestations festives. Heureusement, le théatre prend le relais.

Si certains à Villeneuve-lès-Maguelone croyaient encore au père Noël, il pourront toujours se consoler devant le film mithyque "Le père Noël est une ordure"

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22 novembre 2011

Encore des promesses

Aujourd'hui, Midi libre faisait paraitre un article sur une lettre de Jean Claude Bonnafoux adressé à M. Ségura concernant des accusations proférés lors du conseil municipal du 10 juin 2011.

Dans cet article, le maire nous informe qu'il répondra. 
Bon, des promesses, des promesses… chacun jugera !

Nous publions ici la lettre en intégralité.

 

BONNAFOUX  JEAN ClaudeVilleneuve le 4 Novembre 2011                  

22 rue Belle  Maguelone

34750 Villeneuve les Maguelone 

   

A 

LETTRE OUVERTEMr SEGURA Noel 

Maire de Villeneuve les Maguelone

Monsieur le Maire, 

Le 30 juillet 2011  je m’adressais à vous afin que vous apportiez les preuves des graves accusations que vous avez eues à mon encontre lors du conseil municipal du 10 juin 2011. Nous sommes aujourd’hui le 4 novembre 2011, trois mois se sont écoulés et toujours pas une quelconque plainte en diffamation de votre part, ni de preuves des accusations que vous avez formulé.

Nul n’ignore ici, que je ne suis pas d’accord avec votre politique municipale ; j’ai assez de courage pour dire ce que j’en pense. Nous sommes en France, pays de la démocratie où chaque citoyen a le droit d’exprimer ses sentiments. 

Pendant 20 ans j’ai donné le meilleur de moi-même pour cette commune, c’est durant ces 20 années et grâce à l’action de Gérard BOUISSON,  son Maire , que Villeneuve les Maguelone s’est harmonieusement développé, j’en suis très fier, vous-même avez participé pendant 13 ans à ce développement sans  jamais marquer un quelconque désaccord . 

Depuis votre élection, vous portez régulièrement des accusations sans jamais apporter les preuves, cette polémique que vous entretenez n’est pas digne des fonctions que vous occupez, elle entretient un climat malsain dans le village dont vous êtes le seul responsable. 

Pour que mes propos soient plus clairs, qu’il me soit permis de vous rappeler quelques unes de vos actions mettant à mal les libertés individuelles, ainsi que quelques unes de vos déclarations à caractère polémique.

 

C’est dans le  « PORTAIL » N°137 , juste après votre élection que vous donnez le ton je cite « « Je respecte les idées de chacun tant qu’elles ne s’affichent pas sur des listes de soutien de partis politiques » joignant les actes à la parole vous avez licencié le directeur de la maison de retraite non pas sur ses compétences, vous avez déclaré je cite « je ne peux garder un directeur de la maison de retraite qui a fait parti du comité de soutien d’une liste électorale concurrente à la mienne ». Comme cela vous est apparu discriminatoire vous vous êtes empressé de déclarer en conseil municipal, sur FR3 et France Bleu Hérault la tenue prochaine d’une conférence de presse sur les agissements du directeur de la maison de retraite, on l’attend toujours.

 

Vous avez eu le même comportement avec l’association Diversity, une association forte de 150 membres à très grande majorité villeneuvoise, par un mauvais prétexte vous lui avez refusé le droit d’exister, vous êtes resté sourd à plusieurs courriers et c’est à Mireval que cette association a du tenir son gala au mois de juillet dernier. 

C’est toujours ce comportement qui a prévalu avec la fameuse dette dont vous avez été solidaire pendant 13 ans dans la majorité municipale ; à propos de l’emprunt avec la banque Dexia, vous vous êtes désolidarisé de l’ancienne majorité prétextant qu’on vous avait caché les contrats alors que l’ensemble des anciens élus ont déclaré le contraire. Lors d’un conseil municipal en février 2011 , Midi Libre je cite «  on nous a raconté beaucoup de salades et servi beaucoup de mensonges. J’ai les preuves sur la table ». Je constate  encore une fois que ces preuves sont restées sur la table. Vous avez même prétendu que certains devront rendre des comptes, qui ? on attend toujours.

 

Juillet 2011 encore ce comportement diffamatoire dont vous semblez vous délecter à propos du licenciement  de Madame GUITARD, bénévole à la maison de retraite depuis 9 ans, vous n’avez pas hésité malgré son savoir faire et son dévouement que vous avez loué à plusieurs reprises,  à la licencier dans un courrier en date du 21 juin 2011 au prétexte entre autre qu’elle utiliserait un blog je cite «  Pour dénigrer mon travail d’élu » et vous avez comparé ce blog local, je cite « A ces moments de l’histoire de France ou la délation et la dénonciation ont fait condamner des milliers de personnes souvent innocentes. C’est la une des périodes les plus tristes de notre histoire ». Amalgame honteux de votre part envers une personne de 80 ans, pupille de la nation, dont le père est décédé des suites de la résistance. Pour mieux enfoncer le clou à la fête des familles 2011 vous déclarez devant les résidents et leur famille sidérés «  Une personne comme cela n’a rien à faire à la maison de retraite ».  

Depuis ce jour ce sont de nombreux messages de soutien de la part de la population villeneuvoise, des résidents et leur famille de la maison de retraite qui lui permettent de tenir.

Enfin j’en reviens au conseil municipal du 10 juin 2011, c’est le même comportement que vous avez eu avec moi en portant des accusations me concernant, je cite « sachez que je ne laisserai pas ce Monsieur, qui lui,  a signé des documents officiels engageant la commune, comme des contrats de prêts ou des permis de construire, alors qu’il n’avait aucune qualité ni habilitation pour le faire, sachez que je ne laisserai pas ce monsieur raconter n’importe quoi en toute impunité ».

Je vous demande encore une fois et avec insistance  d’apporter les preuves de ces graves accusations.

Dans l’attente  veuillez agréer Monsieur le Maire l’expression de mes meilleurs sentiments. 

 

BONNAFOUX Jean Claude. 

 

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20 novembre 2011

Cabanisation

CabaneLa politique de la ville propre et de "développement durable" de la municipalité laisse plus d'un Villeneuvois dubitatif. Et ce n'est pas le cabanon de l'office du tourisme qui les contredira. 

Voilà donc la méthode Ségura à l'œuvre.

Prenez un Algéco bourré de matières polluantes et transformez-le en développement durable. C'est si simple qu'il fallait y penser. Notre édile local l'a fait.

Si la chasse à la cabanisation a fait les choux gras de la presse avec photo de grue et destructions massive, nous assistons à une autre cabanisation en centre ville pour le bien du développement touristique. Ainsi il suffit de poser quelques bardages sur l'Algéco, déposer quelques plantes autour des quérons pour que la ville s'embellisse d'un édifice écolo compatible. 

Ainsi, comme nous l’avions constaté depuis l’arrivé de l’équipe Ségura, la ville s’embellit grâce à quelques subterfuges qui ne changent en rien le devenir des Villeneuvois. On attend donc dans les prochains mois, l’aménagement du parking de la plage, qui après la fresque de la première année et son défraîchissement rapide, bientôt suivi de son recouvrement aura l’espace d’une saison été l’un des fleuron du changement.

Tous cela pour faire oublier la grande promesse de campagne de Ségura. Je veux parler de la piste cyclable du Pilou qui devait être aménagé dans les trois premières années de mandat.

Ce qui serait marrant, c'est de savoir si la miunicipalité a déposé un permis pour implanter sa cabane.

 

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